mardi 9 août 2011

Un océan de filles !


Voici la première photo reçue de Hiam et Emmanuel qui ont été à la rencontre des filleules du Trèfle bleu. Elle est sans doute prise à Tranquebar, dans le Tamil Nadu au sud d'est du continent indien. Cela se passe, je crois, de commentaire ...

lundi 4 juillet 2011

Vient de paraître dans l'Archicube ...

... un article que j'ai écrit sur "Les nouveaux philanthropes", puisque ce numéro est centré sur le mécénat et la philanthropie. J'y propose une synthèse à ma sauce des facteurs d'évolution du secteur, que je trouve très importants, parce qu'ils sont en passe d'en faire - aussi - un véritable secteur économique et professionnel.
En voici l'introduction :
"En ce début de siècle, la philanthropie a changé de visage, et son mode de pensée s’en trouve transformé : il est devenu créatif.

Trois facteurs essentiels ont déclenché cette mue : l’engagement des très grandes fortunes (essentiellement américaines) qui abordent ce domaine avec un esprit d’entreprise et d’efficacité qui le renouvelle complètement ; l’intérêt récemment porté par la recherche universitaire au domaine de la lutte contre la pauvreté, relayée par une vulgarisation de qualité : l’éclosion de petites entités oeuvrant pour une action ciblée, favorisée, en France, par la nouvelle forme juridique des fonds de dotation, qui a modifié de façon inattendue et assez radicale le paysage classique des organisations à but non lucratif."

N'hésitez pas à me demander la suite !

mercredi 25 mai 2011

Un dernier effort pour éradiquer la polio en Inde | Fondation Bill & Mel...

Le dernier mètre ...

... c'est le plus dur à parcourir ! Et un défi propre à la philanthropie privée. L'éradication de la poliomyélite est un bon exemple : Bill Gates semble en faire une affaire personnelle, et sa Fondation investit de manière massive en Inde, mais aussi au Congo et en Angola, pour élargir la couverture vaccinale au plus près de l'ensemble de la population. C'est un effort considérable, car il faut aller vacciner partout, plusieurs fois, trouver des gens pour le faire, etc. Aucune politique publique ne peut dépenser autant pour un impact aussi minoritaire à court terme.
De même la Fondation est devenue le plus gros contributeur mondial à la recherche d'un vaccin contre le paludisme (rappelons que près d'un million de personnes en meurent chaque année ...)
Le paludisme est typiquement une maladie de pauvres, et n'ouvre donc pas de marché. Il est donc essentiel que la philanthropie privée monte en puissance à côté des politiques publiques, parce qu'elle peut oser "le dernier mètre".

samedi 23 avril 2011

Des pommes, des sardines et des macarons

C'est le repas dont rêve une togolaise qui vient d'hériter de son frère (vu dans une émission d'M6 sur l'héritage) ! Il est vrai qu'elle confectionne chaque jour, pour se nourrir ainsi que ses proches, des beignets de rat ...
Ceci pour nous rappeler simplement aux réalités : le budget alimentaire représente en Europe 14% du budget des ménages, contre plus de 60% en Inde, par exemple.
La priorité des priorités, c'est de nourrir la planète. Et puis aussi de la soigner et de l'éduquer.
Parrainons, parrainons encore, car c'est la manière la plus concrète de soutenir ceux qui sont efficaces sur le terrain !

vendredi 18 mars 2011

Japon : vers une pédagogie du don ?

Saluons le discours de France Générosités à l'occasion de la triple catastrophe qui a frappé le Japon : son président a expliqué qu'il était prématuré de faire appel aux dons. La stupeur et l'émotion étaient pourtant à leur comble, et nombre d'entre nous prêts à manifester leur solidarité. Reste qu'il faut d'abord, surtout dans un pays aussi organisé, savoir comment, où, avec qui se rendre utile ! On se souvient des fonds considérables collectés lors du tsunami de 2004 ... que l'on ne parvenait pas à affecter. Et des résultats mitigés de l'immense élan en faveur d'Haïti.
Il faut bien se rendre compte que l'argent ne fait pas tout : ce n'est d'ailleurs pas toujours lui qui manque le plus dans les pays dont la situation est la plus critique. Ce qui est compliqué, c'est d'acheminer les fonds et de les rendre opérationnels au bon endroit, et surtout, entre les bonnes mains. Ce qui manquera bientôt le plus dans l'action philanthropique, ce sont les bras : les acteurs de terrain, qui connaissent leur sujet, et le traitent au plus près des besoins. C'est pourquoi je me suis engagée en faveur du parrainage d'enfants : ce n'est pas grandiose, mais c'est concret, et nous savons qui l'organise pour que ça marche !

samedi 26 février 2011

Gouvernance et transparence deviennent les deux mamelles de la philanthropie

Selon le journal "Branchez-vous Matin" plus des trois quarts (77 %) des Québécois craignent d'être victimes d'arnaques, selon un sondage récent de la firme Angus Reid. L'augmentation des fraudes entrainerait une diminution du nombre de dons dans la province. Cette information est reprise par "Philanthropie Québec" qui insiste sur l'importance d'une bonne gouvernance pour les institutions philanthropiques : "pas de règles d'observance fiscales, pas de confiance du public donateur, pas de dons, pas d'activités et donc pas de pérennité de l'organisme de bienfaisance".

C'est probablement vrai aussi en France, et cela doit nous pousser à l'innovation dans le domaine philanthropique ! Il ne s'agit plus de raconter des belles histoires : il faut leur donner un contenu. Les donateurs ne fonctionnent plus seulement à l'émotion : ils souhaitent des informations, une transparence ... et sans doute, demain, des évaluations. C'est d'ailleurs passionnant, mais il faut s'y mettre ...